02 janvier 2008
- Mots -
On est encore rentré trop tard, alcoolisés.
On a noyé nos vies dans des verres, teintés de peur bleue, de colère noire.
Et on a rit, à n'en plus pouvoir.
Les yeux mi-clos, les cheveux collés au front,
comme toutes ces pensées qui nous collent aux talons.
Pourquoi ça fout le cafard et les jetons de rester dans le noir,
à compter les moutons ?
Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Je déconne à tours de bras.
J'ai vomi ma haine sur vos regards, parait même que j'étais pas belle à voir.
Qu'est-ce qui me fout la trouille, suffisamment pour que la nuit me dépouille de ma raison, de tous mes sens, de ma maison, de mon essence ?
Et mon visage gris,
quand le matin me prend en flagrant délit de perte de temps.
Et mon regard hagard,
lorsque la nuit s'endort et que le jour me donne tous les torts.
C'est décidé cette fois j'arrête tout.
Je me pose, je me couche tôt, je garde mes sous.
Si j'ai un faible pour les alcools forts, peut-être disparaît-il si je dors ?
J'arrête de disjoncter pour un oui, pour un con. Je prends sur moi,
j'échange mes talons aiguilles contre une vieille paire de baskets.
J'aurai peut-être moins envie de faire la fête.

Mais je m'ennuie...
